Athènes : La cité archaïque et classique du VIIIe siècle à la fin du Ve siècle – Anne Queyrel

Athènes : La cité archaïque et classique du VIIIe siècle à la fin du Ve siècle – Anne Queyrel

Faisant le point de la recherche récente, cet ouvrage a pour objectif de présenter de manière continue l’évolution historique d’Athènes. Il étudie la façon dont la cité a réagi à la grave crise sociale du VIIe siècle, la confrontation avec le monde barbare dominé par la Perse, sa politique ambitieuse qui la conduit jusqu’en Égypte et à Chypre et qui lui donna longtemps une situation hégémonique.

L’abondante documentation transmise par les auteurs de l’Antiquité donne à Athènes une place exceptionnelle dans l’étude des cités grecques : pour le Ve siècle, ces sources, pour la plupart d’origine athénienne, attestent le rôle de premier plan joué dans les faits par la patrie de Sophocle, d’Aristophane et de Thucydide. Cet ouvrage, faisant le point sur les recherches récentes consacrées à tel ou tel aspect du génie athénien, s’attache à mettre en lumière la singularité de cette cité. Une fois la crise sociale surmontée par le gouvernement tyrannique de Pisistrate, les conditions sont réunies pour la mise en place de l’isonomie avec les réformes de Clisthène en 508/507 ; le système politique évolue par étapes jusqu’à la démocratie péricléenne, alors que la cité, grâce au rôle qu’elle a joué dans les guerres médiques, maintient comme hégémôn de la Ligue de Délos sa domination sur bon nombre de cités insulaires et côtières. L’ouvrage, après avoir étudié la nature de cette hégémonie, s’intéresse aux relations que le régime politique de la cité entretient avec la domination maritime, puis met en évidence le lien entre le régime démocratique et la culture athénienne, qui prend valeur de modèle pour le monde grec : tandis que s’épanouissent l’éloquence judiciaire et politique et la réflexion historique, le genre dramatique profite de la suprématie athénienne dans le cadre des fêtes fastueuses consacrées aux divinités de la cité hégémonique, qu’honorent encore les édifices somptueux de l’Acropole. Athènes présente ainsi au Ve siècle, jusqu’à sa défaite de 404 face à Sparte, l’image d’une cité dynamique et ambitieuse, que son infatigable énergie pousse à vouloir toujours entreprendre davantage.

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